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Carausius morosus ci-dessus à Biriatou le 7 octobre 2016, ci-dessous à Urrugne le 31 juillet 2020

DES PHASMES SUR LE LITTORAL BASQUE, APPEL A CONTRIBUTION...

Depuis des années, plusieurs observations du phasme d’origine indienne Carausius morosus ont été faites au moins sur les communes d’Hendaye, Biriatou et Urrugne. Nous faisons appel à votre aide pour nous aider à mieux connaître cette espèce totalement inoffensive. Parole à Xavier CUGNO, naturaliste habitant de Biriatou, qui s'intéresse de près à la biodiversité locale et qui souhaite bénéficier de vos contributions pour mieux étudier et comprendre ce phénomène...

| 03 Aout 2020

La France est concernée normalement par trois espèces de phasmes autochtones:

Le Pays Basque, quant à lui, devrait potentiellement héberger, selon la répartition, Clonopsis gallica, le seul qui n’est pas cantonné au climat méditerranéen et que l’on trouve sur la côte Atlantique jusqu’à très au nord.

La principale différence entre le Carausius morosus et les phasmes autochtones, en plus de la taille des adultes globalement plus imposante que la majorité de ces derniers, ou en tous cas la plus visible, est la longueur des antennes qui atteignent 40 mm alors qu’elles ne font qu’au maximum 10 mm chez Bacillius rossus, qui a les plus longues antennes des trois phasmes français. Une coloration souvent rouge de la base des pattes avant est aussi caractéristique des adultes.

Pour information, une clé de détermination des espèces françaises est disponible ICI.

La présence de ce Carausius morosus, dont l’identité a pu être confirmée sur photo en 2016 à l’occasion d’un échange avec François Tetaert, membre du conseil d’administration de l’OPIE (Office Pour les Insectes et leur Environnement) est manifestement pérenne, au vue de la multiplicité des contacts sur au moins une quinzaine d’année, la présence d’individus très jeunes, et sur un espace relativement étendu car observée sur au moins trois communes.

Une situation similaire dans la région de Menton a été évoquée par François Tetaert lors de cet échange.

Cet insecte, lent et sans ailes semble en effet, et malgré tout, présent bien au-delà de la commune d’Hendaye où je l’avais personnellement trouvé la première fois il y a à peu près 15 ans. Il parait probable que la présence et la dissémination de cette espèce soit le fait d’individus échappés d’élevage puis de captures et lâchers successifs à d’autres endroits.

Cette population étant manifestement peu connue, il semble opportun de l’étudier un peu mieux: savoir sur quel territoire elle s’étend, si elle est en contact avec le phasme potentiellement présent de manière naturelle (mais jamais observé pour ma part) dans notre région, etc.

Ce phasme peut se nourrir de différentes plantes (chêne, noisetier, mûrier entre autres) mais il semble, par expérience personnelle, que ses plantes de prédilection soient ici la ronce et surtout, en tous les cas en milieu urbain, le lierre. Les phasmes sont des animaux nocturnes, plus faciles à localiser en début de nuit à la lueur de la lampe de poche sur les ronciers et les lierres, moment où ils ont tendance à s’exposer un peu plus. Il arrive pourtant qu’on observe des individus, souvent de bonne taille, exposée en plein jour particulièrement en fin d’été et début d’automne (individus âgés?).

Trouver les jeunes est facile, en secouant les lierres d’où ils tombent, méthode que je ne conseille pas forcément car plutôt violente, mais que j’ai vue effectuer par des enfants à Hendaye avec visiblement de bons résultats.

Les mâles sont extrêmement rares même dans leur milieu d’origine, car cette espèce, comme beaucoup d’autres phasmes, se reproduit principalement par parthénogénèse thélytoque (ne fournit que des femelles). Les observations ne concerneraient donc probablement que des femelles. Il semble pourtant que la transformation en mâles de certains individus soit possible sous certaines conditions.

Pour plus d’infos sur les mâles, en cliquant ICI.

Manifestement, et là aussi par observation personnelle d’un individu présent sur un balcon hendayais, cette espèce donne des petits viables en quelques semaines à partir d’œufs pondus sur le sol depuis le support sur lequel se trouve le phasme. Cette rapidité de la reproduction tranche avec celle des phasmes autochtones dont les œufs nécessitent de passer par une ou plusieurs périodes de froid pour éclore, éclosion qui a lieu jusqu'à trois ans après la ponte.

Ce procédé, appelée diapause (blocage du développement pendant un temps donné), permet à l’insecte, sensible au gèle (les phasmes sont habituellement des animaux plutôt tropicaux) d’échapper à une éventuelle vague de froid qui décimerait tous les adultes en une année. Il est étonnant de constater que sous nos climats, il semble que ce phasme indien, pourtant issu d’un milieu tropical, ait pu survivre sans recourir à la diapause des œufs, inutile sous son climat d’origine.

Devant le peu d’informations à propos de cette population, et interpellés par cette espèce exotique se reproduisant sur le territoire, nous souhaitons centraliser les contacts et informations concernant les phasmes dans la région.

Merci de nous transmettre par mail les informations suivantes:

  • Nom de l'espèce (si vous la connaissez)
  • Une photo pour faciliter l'identification si nécessaire
  • Le lieu, la date et l’heure de l'observation
  • Enfin nous souhaitons connaître la plante sur laquelle vous avez trouver votre phasme.

Nous comptons sur votre participation! Un grand MERCI!

Xavier CUGNO

Envoyez vos messages sur: cpie.littoral.basque@hendaye.com



Un des deux individus posé sur la main d'Emma actuellement en stage au CPIE

La Cordulie à corps fin ou comment évaluer la valeur naturaliste de la Corniche basque...

| 27 Juillet 2020

Le CPIE littoral basque est chargé de la valorisation publique du Domaine d'Abbadia à Hendaye et de la gestion patrimoniale de la Corniche basque à Urrugne. Valoriser un espace naturel c'est l'ouvrir au public, le faire comprendre aux jeunes générations pour qu'elles le protègent. Mais c'est aussi lui donner une valeur…

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OSONS BOUSCULER NOS PRATIQUES

| 27 Juillet 2020

Le réseau régional d'éducation à l'environnement GRAINE-Nouvelle-Aquitaine, dont notre CPIE fait partie, organise les 13 et 14 novembre prochain les rencontres EEDD 2020 à Limoges.

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AVEC OPEN, OBSERVEZ LA BIODIVERSITÉ !

| 20 Mai 2020

OPEN, le portail national des sciences participatives en biodiversité animé par l’Union nationale des CPIE, permet à chacun d’identifier l’observatoire qui lui convient en fonction de sa localisation et des espèces et thématiques étudiées. Plusieurs programmes de sciences participatives vous proposent d' observer la nature, en restant près de chez vous.

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Projets

Arriskua - construire une culture de risque sur le littoral

Basé à Larretxea, le centre de ressources du territoire transfrontalier, ce projet co-financé par l'Europe et la région Nouvelle Aquitaine veut encourager la résilience au sein des communautés locales .

Arriskua signifie "risque" ou "danger" en basque.

Le littoral basque, côte rocheuse offrant des paysages riches et variés, est un territoire très attractif où l’urbanisation et la population augmente de manière croissante. Ainsi, au delà de l’image carte postale de la côte basque, la population et les infrastructures sont soumis à des risques: les risques d'érosion, de submersion, d’inondation et de pollution de l'eau, etc.. Ces risques peuvent être amplifiés par les effets du changement climatique.

Les collectivités territoriales, et notamment la Région Nouvelle-Aquitaine et la Communauté d’Agglomération Pays Basque, mettent en place des stratégies de gestion des risques côtiers pour favoriser l’adaptation.

En parallèle de cela, il est important que chaque habitant se responsabilise et sache comment agir face au risque.

L’objectif du programme est:

  • d’œuvrer au renforcement des connaissances et des réseaux locaux
  • de proposer une sensibilisation participative et engageante permettant le développement d’une culture du risque commune.

Mutualisation des données, diffusion des connaissances, accompagnement des acteurs, formation, sensibilisation participative, café-débat, projet artistique, communication, etc. sont nos outils pour mener ce programme sur le littoral basque durant deux ans.

En collaboration avec les acteurs territoriaux concernés (GIP Littoral aquitaine, Observatoire de la Côte Aquitaine, Communauté d'Agglomération Pays Basque), le CPIE devient un canal d'information sur les études et recherches pour construire des stratégies locales d’adaptation et de prévention face aux changements climatiques.

Les formations externes seront ouvertes aux acteurs professionnels du territoire et des territoires limitrophes (réseaux EEDD, élus, techniciens de collectivités, associations …).

Au-delà de la sensibilisation, l'objet est de construire une culture de risque globale et d'encourager la résilience au sein des communautés locales. Nous voudrions rendre le citoyen acteur de sa propre "sensibilisation" par des approches innovantes telle que la sensibilisation engageante (méthodologie développée par l’UNCPIE et déjà expérimentée par le CPIELB), la co-construction des stratégies et la réappropriation des connaissances écosystémiques nécessaires à la gestion durable du littoral face aux changements climatiques.

Nous vous invitons donc tous, habitants, associations, entreprises, etc., à participer à ce programme pour que l’adaptation aux risques soit un sujet partagé, constructif et vu comme une opportunité de préserver notre qualité de vie et notre environnement.

Partenaires

arriskua-rollup
feder-et-ragion

Côte basque : un littoral en mouvement

La côte basque est attractive, mouvante, sous surveillance. A travers cette exposition itinérante, la Communauté Pays Basque souhaite contribuer au partage d'une culture de risque avec ses habitants.

Le littoral est devenu un espace attractif. La côte basque s’est développée à vive allure depuis la démocratisation du tourisme balnéaire. L’urbanisation croissante du front de mer et la dynamique démographique dite de "littoralisation de la population" s’observent depuis 1850. Ces changements de société ont fait émerger la notion de "risques côtiers".

Cette exposition a donc pour objectif de faire prendre conscience de l’existence du risque, qui concerne à la fois les bâtiments, les infrastructures et les personnes. Elle informe sur les solutions pour s’adapter et prévenir les effets des risques côtiers. Ces phénomènes nous mettent aussi au défi de préserver nos espaces naturels et nos paysages.

Ces leviers d’action mobilisent différents acteurs, des pouvoirs publics aux citoyens. La gestion partagée: elle nécessite des comportements avisés de la part de tous.

www.communaute-paysbasque.fr

Partenaires

cote-basque-littoral-en-mouvement

BioLit – Les observateurs du littoral

Un programme national de science participative

BioLit, c’est un réseau de femmes et d’hommes, qui s’investissent dans des structures d’éducation à l’environnement, de gestion et de protection de la nature. Partenaires de BioLit, ils sont prêts à partager leurs connaissances du littoral et à vous y accompagner.

Depuis 2016 le CPIE Littoral basque fait partie de ce réseau en tant que relais local. Lors des sorties organisées sur l’estran rocheux pour des scolaires, des groupes d’étudiants ou du grand public, nous introduisons la démarche BioLit et ses protocoles.

Le mot "protocole" beaucoup utilisé en science, désigne la manière dont les observations seront réalisées afin d’assurer une compatibilité entre les résultats, les règles du jeu en quelque sort. Un protocole peu être très simple, abordable par le néophyte (c’est le cas du protocole "A vos observations") ou un peu plus compliqué (comme "Algues brunes et bigorneaux"), jusqu’à un niveau expert qui demande une formation et une technicité importante (n’ayez pas peur, le CPIE ne fait pas participer le grand public à ce type d’étude!).

Une particularité du protocole "Algues brunes" est qu’il a été développé et testé en Bretagne, région qui a des conditions et donc des espèces souvent très différentes de ceux de notre littoral basque. Afin de pouvoir réaliser des observations pertinentes sur nos estrans et en même temps participer à la démarche nationale il nous a fallu mener un travail d’adaptation en collaboration avec nos collègues historiques de l’Institut des Milieux Aquatiques (nos partenaires du projet Pêche à Pied) et le Centre de la Mer de Biarritz.

Le résultat nous a aussi donné un protocole que nous pouvons utiliser avec les écoles qui participent au programme des Aires Marines Éducatives (AME). Le CPIE LB est référente de ce programme, encore en collaboration avec les mêmes partenaires, pour plusieurs écoles sur les communes d’Urrugne et d’Hendaye.

Nous vous proposons alors le choix: venir sur l’un de nos sorties afin de nous aider à récolter des données locales à charger sur notre outil cartographique et/ou monter vos observations simples directement vers le site de BioLit.

En effet notre outil cartographique va peu à peu intégrer plusieurs protocoles mais vous pouvez d’ores et déjà commencer à rajouter vos observations diverses.


Le Projet Life+ Pêche à Pied de Loisir

Un projet européen pour une pêche à pied récréative durable

2014 à 2017: création d’un réseau national

L’objectif global du projet Life+ Pêche à pied de loisir était d’accompagner les pêcheurs à pied vers un meilleur respect du milieu marin, pour le maintien de leur activité.

Dans le cadre de ce programme européen, le CPIE‐Littoral Basque et l’Institut des Milieux Aquatiques ont mené diverses actions de connaissance des pratiques/pratiquants et des milieux, mais aussi de sensibilisation des publics fréquentant l’estran rocheux.

Ces travaux, réalisés en partenariat avec de nombreuses structures et sous la coordination de l’Agence des Aires Marines Protégées*, ont permis la création et développement d’un réseau national de médiateurs sur les estrans réparties de la frontière belge à la frontière espagnole. (* intégrée à l’Agence Française de la Biodiversité)

Des objectifs opérationnels précis

  • Mettre en place les moyens de gouvernance pourpréserver la biodiversité des estrans,
  • Mieux comprendre les interactionsde la pêche à pied sur la faune et la flore desmilieux littoraux,
  • Faire évoluer les pratiquesdes pêcheurs à pied,
  • Contribuer aux plans degestion des aires marines protégées.

Suites du projet

Le projet PàPL a donc contribué à la naissance de plusieurs autres collaborations entre ces partenaires: sur les priorités identifiés grâce au projet d’une part (Réseau Littorea, Projet Life Marha) et d’autre part sur des thématiques similaires (Aires marines Éducatives, Plages Vivantes …)

En tant qu’acteur en médiation scientifique sur le littoral basque, le CPIE agit avec ces partenaires historiques afin de maintenir la présence de notre territoire dans ces réseaux nationaux.

Liens



Larretxea

Larretxea - Domaine d'Abbadia
2, Rue Armatonde - 64700 HENDAYE-HENDAIA

Conseil Départemental 64Agglo Pays Basque | Euskal Hirigune ElkargoaAgence de l'eau

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